Après le clash, quel avenir pour Aït-Nouri ?
Exclu du stage après son altercation avec le staff contre la Zambie, Rayan Aït-Nouri attend son sort. Hemdani promet de gérer le dossier « intelligemment ».
Le soir de la Zambie
Tout est parti du match contre la Zambie, le 25 septembre (3-1). Remplaçant derrière Jaouen Hadjam au poste de latéral gauche, Rayan Aït-Nouri n'est pas entré en jeu. Selon plusieurs médias, sa frustration a débouché sur une altercation avec le staff, et il aurait refusé de retourner s'échauffer après le deuxième but algérien. Le lendemain, son départ du rassemblement a été officialisé, présenté comme une décision disciplinaire.
Des versions qui divergent
Depuis, plusieurs récits circulent. La version officielle évoque une exclusion décidée par le sélectionneur. D'autres sources affirment que le joueur a lui-même demandé à partir après le match, alors que le staff attendait des excuses dans le vestiaire. Certaines vidéos partagées sur les réseaux ont aussi semé la confusion, une séquence plus longue montrant qu'un échange présenté comme tendu était en réalité amical.
Le 3 octobre, son père Farouk Aït-Nouri est sorti du silence, estimant que son fils avait été « injustement traité », tout en appelant à ne pas faire grossir l'affaire : « Nous sommes Algériens et nous aimons l'Algérie comme tout le monde. » Un communiqué du joueur était annoncé pour le 6 octobre, à l'issue de la fenêtre internationale.
La position de Hemdani
Interrogé sur le sujet, Brahim Hemdani a choisi la prudence : « Ce qui se passe dans le dossier Aït-Nouri sera géré intelligemment. » Il a assuré que la décision serait prise dans l'intérêt de l'équipe nationale.
Et soyons francs... l'affaire tombe au pire moment. En club, Aït-Nouri ne compte que deux apparitions cette saison avec Manchester City, et son temps de jeu limité ne plaide pas pour un statut de titulaire en sélection. Hadjam, qui lui a été préféré, a de son côté montré de belles choses offensivement durant ce stage. La concurrence au poste de latéral gauche est donc bien réelle, et le rapport de force a évolué depuis le Mondial.
Un dossier à double tranchant
Le dilemme est réel. Sportivement, Aït-Nouri reste un latéral de grande qualité, et l'Algérie n'a pas le luxe de se priver de talents. Mais un sélectionneur fraîchement nommé ne peut pas laisser passer un écart sans affaiblir son autorité dans le vestiaire. Une chose est certaine : la manière dont Hemdani réglera ce dossier en dira long sur le type de patron qu'il veut être.
Le jour où les deux parties se retrouveront autour d'une table, l'intérêt des Verts devra passer avant les ego.
*Sources : Afrik-Foot, Fennec Football, La Gazette du Fennec, TSA*
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