Hemdani choisit le silence
Ni conférence de presse ni zone mixte avant le Niger : Brahim Hemdani a préféré protéger son groupe, au moment même où les premières critiques tombaient.
Pas de micro avant le Niger
Avant le match amical contre le Niger, disputé ce mardi à Tizi Ouzou, il n'y a eu ni conférence de presse ni zone mixte avec les joueurs. Brahim Hemdani a fait le choix de la discrétion. Sur le plan réglementaire, rien ne l'y obligeait : un match amical impose moins d'obligations médiatiques qu'une rencontre officielle de la CAF ou de la FIFA.
Mais le moment n'avait rien d'anodin. Quelques jours plus tôt, les Verts avaient concédé le nul au Burundi (2-2) après avoir encaissé deux buts rapides, et les premières critiques visaient déjà les choix du sélectionneur, l'équilibre du milieu de terrain et la fragilité défensive.
Protéger le groupe
Le choix se défend. En évitant les micros, Hemdani a préservé la tranquillité de son groupe et s'est concentré sur le travail tactique, dans un rassemblement déjà agité par l'exclusion de Rayan Aït-Nouri. Sur un stage de quinze jours, avec trois matchs et un effectif en pleine reconstruction, limiter les sources de bruit peut avoir du sens.
Et soyons francs... un sélectionneur nommé il y a à peine un mois n'a pas intérêt à multiplier les déclarations alors que son équipe cherche encore ses repères. Chaque phrase aurait été disséquée, chaque choix commenté, et le risque d'alimenter la polémique était réel. Certains sélectionneurs ont d'ailleurs fait de la discrétion une méthode, préférant laisser parler le terrain plutôt que de se justifier à chaque étape.
Des questions restées sans réponse
Le revers de la médaille, c'est que plusieurs interrogations sont restées en suspens jusqu'au coup d'envoi : la gestion du dossier Aït-Nouri, l'instabilité de la charnière centrale, ou encore la hiérarchie des gardiens. Dans un pays où l'équipe nationale est une affaire de passion collective, le silence est rarement bien perçu, surtout quand les résultats ne rassurent pas.
Hemdani a fini par s'exprimer après la rencontre, avec un discours lucide sur les « manques évidents » de sa défense. Mais l'image d'un sélectionneur qui se protège au moment où les critiques montent a déjà circulé.
Une chose est certaine : la communication fera partie de son apprentissage. Ses prédécesseurs l'ont appris à leurs dépens, la relation avec les médias et les supporters pèse lourd dans la durée d'un mandat.
Le jour où Hemdani pourra se présenter devant la presse avec une équipe qui rassure, il n'aura plus aucune raison de choisir le silence.
*Sources : Afrik-Foot, La Gazette du Fennec*
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