Hemdani est-il vraiment l'homme de la situation ?
Après trois matchs, une victoire nette, un nul au Burundi et un succès laborieux face au Niger, les choix de Brahim Hemdani posent déjà de vraies questions.
Des débuts en dents de scie
Nommé en septembre pour succéder à Vladimir Petković, avec Anthar Yahia comme adjoint et Moussa Saïb comme manager général, Brahim Hemdani vient de boucler sa première fenêtre internationale. Le bilan comptable est correct : une victoire contre la Zambie (3-1), un nul au Burundi (2-2) en qualifications de la CAN 2027, puis un succès face au Niger (2-1) en match amical. Mais derrière les chiffres, le contenu interroge.
Au Burundi, les Verts ont encaissé deux buts rapides avant d'arracher le nul. Face au Niger, ce mardi à Tizi Ouzou, ils étaient menés à la pause par une sélection largement à leur portée, avant d'être sauvés par leurs remplaçants.
Des choix qui interrogent
Le match contre le Niger a mis en lumière plusieurs décisions difficiles à défendre. Naïr, défenseur central de métier, a été repositionné à droite, et l'expérience a tourné court : espaces dans son dos, soucis de couverture, aucune connexion avec Kebbal. Ramdane a été préféré dans les buts et n'a pas saisi sa chance. En pointe, Bakrar a rendu une copie presque blanche.
Surtout, Bachir Belloumi, le joueur le plus en forme du groupe, a débuté sur le banc. Il n'est entré qu'à la 38e minute, sur blessure de Maza, avant d'égaliser et de transformer le match. Sans cette blessure, combien de temps aurait-il fallu attendre pour le voir ?
Et soyons francs... au-delà des noms, c'est l'équipe qui a inquiété : fébrile, sans caractère, sans agressivité à la récupération du ballon. Ce manque d'intensité est un problème collectif, et il relève de l'animation demandée par le staff.
Des circonstances atténuantes
Il serait injuste d'ignorer le contexte. Hemdani a dû composer avec de nombreuses absences : Gouiri et Hadj Moussa blessés contre la Zambie, Zorgane touché au Burundi, Bentaleb indisponible dès le début du stage. Il a aussi montré de la fermeté en excluant Rayan Aït-Nouri du rassemblement après leur altercation en plein match contre la Zambie, une décision qui pose une autorité.
Trois matchs, c'est aussi très peu pour juger un sélectionneur. Mais une sélection de ce niveau n'offre pas de longue période d'essai, et le public algérien attend autre chose qu'une équipe sauvée par ses entrants face à un adversaire modeste.
Le prochain rassemblement, déjà décisif
Une chose est certaine : Hemdani devra montrer dès le prochain stage une équipe plus dense, plus agressive et mieux organisée, avec des choix plus cohérents dans la composition. Sa légitimité ne se jouera pas sur un résultat, mais sur sa capacité à donner une identité de jeu claire aux Verts.
Le jour où l'Algérie de Hemdani dominera un adversaire modeste du coup d'envoi au coup de sifflet final, cette question n'aura plus lieu d'être.
*Sources : TSA, Afrik-Foot, BeFoot, Foot Mercato*
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