Gouiri peut dormir tranquille
Blessé et absent face au Burundi et au Niger, Amine Gouiri n'a pas perdu sa place. Les prestations de Bakrar et Chiakha ont confirmé le vide derrière lui.
Une absence qui pèse
Blessé à la cuisse lors de la victoire contre la Zambie (3-1), Amine Gouiri a dû quitter le rassemblement après les examens médicaux. Le staff a préféré le libérer, ce qui l'a privé du déplacement au Burundi (2-2) puis du match amical face au Niger, ce mardi à Tizi Ouzou (2-1). Pour l'attaquant marseillais, c'était une occasion manquée d'enchaîner. Pour ses concurrents, c'était au contraire une fenêtre idéale pour se montrer et pour convaincre Brahim Hemdani qu'il existait une vraie alternative en pointe. Ils ne l'ont pas saisie, et le débat sur la hiérarchie des attaquants a tourné court.
Bakrar, une soirée à oublier
Titularisé en pointe face au Niger, Monsef Bakrar a livré une prestation très décevante. Absent, il n'a jamais pesé sur la défense adverse ni participé au pressing, alors que l'équipe souffrait justement à la récupération du ballon. Il a rendu une copie presque blanche, face à une sélection pourtant loin du gratin africain. Déjà critiqué lors de la dernière CAN, l'attaquant d'Al-Ahly n'a rien fait pour inverser la tendance.
Chiakha, trop tendre pour l'instant
Entré en cours de jeu, Amin Chiakha s'est montré plus remuant, ce qui n'était pas très difficile. Mais son entrée est passée relativement inaperçue, sans action déterminante. À 20 ans, l'attaquant de Rosenborg a encore le temps de progresser. Il manque aujourd'hui de puissance et d'expérience pour s'imposer au niveau international, et il lui faudra du temps de jeu régulier en club pour franchir un cap. Le lancer comme titulaire en sélection serait pour l'instant prématuré.
Et soyons francs... dans un match où les Verts ont eu besoin d'un point d'appui devant, personne n'a su jouer ce rôle. Les buts sont venus d'un coup franc de Belloumi et d'un penalty de Bensebaïni, pas d'un avant-centre.
Le vide derrière le titulaire
Le constat dépasse ce seul match. Depuis la retraite d'Islam Slimani et la mise à l'écart de Baghdad Bounedjah, l'Algérie cherche un vrai numéro 9, capable de fixer les défenseurs, de conserver le ballon et de conclure les occasions. Gouiri est aujourd'hui le seul à cocher la plupart de ces cases. Les solutions de repli, comme recentrer Amoura en pointe, n'ont jamais été vraiment concluantes par le passé.
Une chose est certaine : à son retour de blessure, Gouiri retrouvera sa place sans avoir à la reconquérir. Mais cette situation n'a rien de rassurant pour Brahim Hemdani. Une sélection qui ambitionne de briller à la CAN 2027 ne peut pas dépendre d'un seul attaquant, surtout quand celui-ci a déjà connu plusieurs blessures.
Le jour où un deuxième avant-centre de niveau international émergera, Gouiri ne dormira peut-être plus aussi tranquille, et ce sera une excellente nouvelle pour les Verts.
*Sources : Afrik-Foot, TSA, Foot Mercato*
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