Belloumi, la lumière dans la nuit des Verts
Entré à la 38e minute, Bachir Belloumi a sauvé une Algérie sans idées face au Niger. Une confirmation de plus pour l'ailier de Hull City, en pleine ascension.
Un éclair dans la grisaille
Ce mardi à Tizi Ouzou, l'Algérie a battu le Niger (2-1) en match amical, et un nom domine tous les autres : Bachir Belloumi. Les Verts étaient menés depuis la 12e minute, sans idées et sans caractère, quand Belloumi est entré à la 38e minute pour remplacer Maza, blessé. Il a suffi de quelques ballons pour que le visage de l'équipe change. Précieux à la création, il a régulièrement éliminé son vis-à-vis et redonné de la profondeur à un jeu jusque-là stérile.
À la 53e minute, il a remis les Verts dans le match d'un superbe coup franc. Il a même failli s'offrir un doublé : feinte, crochet, puis une frappe qui frôle le cadre au moment où tout le stade attendait le but. C'est ensuite le penalty de Bensebaïni (72e), obtenu par Boulbina, qui a offert la victoire. Mais l'étincelle est venue de Belloumi.
Une forme qui ne doit rien au hasard
Cette prestation n'est pas un coup isolé. Depuis le début de la saison, l'ailier de Hull City brille en Premier League. À Stamford Bridge, il a inscrit un doublé dès la première période face à Chelsea (2-2), offrant à son club son premier point dans ce stade depuis février 2009. Il a aussi marqué contre Newcastle, et son activité défensive a été saluée contre Aston Villa comme contre les Magpies. Ses performances lui ont valu une nomination pour le titre de joueur du mois de septembre en Premier League, finalement remporté par David Raya, ainsi qu'une nomination au titre de joueur du mois de son club.
En sélection, la dynamique est la même. Déjà buteur au Burundi lors du nul (2-2) en qualifications de la CAN 2027, il confirme qu'il fait désormais partie des joueurs qui pèsent quand le collectif vacille.
Et soyons francs... dans une équipe à court d'idées, il a été le seul à oser, à provoquer et à tenter ce que les autres n'osaient plus.
La question de sa place
Reste un paradoxe : le joueur le plus en forme du groupe a commencé le match sur le banc, et il n'est entré que sur une blessure. Une chose est certaine : après une telle prestation, il sera difficile de justifier son absence du onze de départ lors du prochain rassemblement. Ailier droit de formation, il a montré qu'il pouvait faire la différence dans les petits espaces, sur coup de pied arrêté comme dans le jeu.
Après Lakhdar, place à Bachir : le nom Belloumi rime toujours avec talent et sens artistique. Mais Bachir n'a pas besoin de l'héritage pour exister. Il écrit sa propre histoire, match après match.
Le jour où l'Algérie construira son jeu autour de lui dès le coup d'envoi, les soirées comme celle de Tizi Ouzou pourraient bien devenir l'exception.
*Sources : Foot Mercato, L'Express DZ, Vavel, beIN Sports*
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