Benlamri ne mâche pas ses mots
Après le nul au Burundi, l'ancien défenseur des Verts, champion d'Afrique 2019, a pointé les failles de l'équipe de Brahim Hemdani, avant de vanter le voisin marocain.
Une sortie qui fait du bruit
Djamel Benlamri n'a jamais été du genre à tourner autour du pot. Après le match nul de l'Algérie au Burundi (2-2) le 29 septembre, en éliminatoires de la CAN 2027, l'ancien défenseur des Verts, champion d'Afrique en 2019, s'est montré sévère envers l'équipe de Brahim Hemdani. Ses mots ont circulé à grande vitesse chez les supporters, à quelques jours d'Algérie–Niger.
La défense et le milieu dans le viseur
Sur le secteur défensif, celui qu'il connaît le mieux, Benlamri a été cinglant : « Je n'ai pas compris les problèmes défensifs et les énormes erreurs dans la défense de l'équipe nationale, comme si les espaces étaient devenus des rues ouvertes. » Difficile de lui donner tort sur ce match : à Bujumbura, l'Algérie était menée 2-0 après douze minutes.
Le milieu n'a pas été épargné : « L'équipe était sans identité, surtout au milieu de terrain. » Il a aussi contesté un choix de coaching : « Sortir Boulbina était une erreur. »
Le fond plutôt que les chiffres
Benlamri reconnaît que le bilan comptable tient la route, avec 4 points sur 6. Mais il s'inquiète d'autre chose : « Mathématiquement, les chiffres de l'équipe nationale sont bons, mais l'esprit de l'équipe commence à inquiéter. On commence à sentir que la sélection est fébrile et le sélectionneur doit imposer une vraie personnalité à cette équipe. »
Et soyons francs : sur le fond, une partie de son analyse rejoint ce que beaucoup ont vu au Burundi. Une équipe qui rate son entame à ce point a un problème de concentration et d'organisation, pas seulement de forme. Mais deux matchs, c'est bien peu pour juger un sélectionneur qui a pris ses fonctions en septembre, privé de Luca Zidane et Rafik Belghali, suspendus, et de plusieurs titulaires blessés.
Le passage qui fâche
C'est la suite de son intervention qui a le plus fait réagir. Benlamri a tenu à saluer la sélection marocaine : « La sélection marocaine était forte avec Walid Regragui, mais elle est devenue encore plus forte et agréable à voir avec Mohamed Ouahbi. » Une comparaison que beaucoup de supporters algériens ont mal digérée, venant d'un ancien cadre des Verts, au moment où la sélection traverse une phase de reconstruction. Le même Maroc vient d'ailleurs d'être accroché 1-1 par le Mali à Tanger.
Une réponse attendue sur le terrain
Une chose est certaine : Hemdani ne répondra pas par des mots. Algérie–Niger, mardi à Tizi-Ouzou, lui offre l'occasion de montrer une équipe plus solide et plus cohérente au milieu. Les critiques de Benlamri, aussi rudes soient-elles, posent les bonnes questions.
Le jour où les Verts auront retrouvé une vraie identité de jeu, les anciens seront les premiers à le saluer.
*Sources : Afrik-Foot, La Gazette du Fennec, APA News.*
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