Burundi-Algérie : erreurs en série, collectif absent
Menés 2-1 à la pause après deux cadeaux, les Verts ont arraché le nul à Bujumbura sans jamais rassurer. Un match plombé par les erreurs et le manque d'unité.
Il y a des résultats qui se lisent au tableau d'affichage, et d'autres qui se lisent dans le contenu. À Bujumbura, pour la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2027, l'Algérie a ramené un point du Burundi (2-2). Sur le papier, un nul à l'extérieur. Sur le terrain, une prestation honteuse, qui pose de vraies questions au tout début de l'ère Brahim Hemdani.
Deux cadeaux en douze minutes
Le scénario a basculé très tôt. Dès la 5e minute, Farès Chaïbi trompe son propre gardien. Sept minutes plus tard, une énorme erreur de Ramy Bensebaïni permet à Jean Claude Girumugisha de doubler la mise. Deux buts encaissés, deux cadeaux. Belloumi réduit l'écart à la 30e minute, mais les Verts rentrent au vestiaire menés 2-1 par une équipe très modeste.
Aucun lien entre les lignes
S'arrêter aux erreurs individuelles serait trop facile. Ce qui frappe à la première période, c'est le manque d'engagement des joueurs dans les phases défensives. Le milieu de terrain est complètement passé à côté, Chaïbi et Abdelli en tête. Et entre la défense et l'entrejeu, il n'existe aucun lien. Les lignes vivent chacune de leur côté, et le Burundi n'a jamais eu besoin de forcer pour mettre les Verts en difficulté.
Boulbina sauve les meubles
Au retour des vestiaires, l'Algérie pousse davantage. À la 63e minute, Adel Boulbina égalise d'un superbe coup franc enroulé dans la lucarne, un geste de grande classe qui relance la rencontre. Les Verts ont ensuite eu les occasions pour l'emporter en fin de match, mais trop d'entre elles ont été gâchées. Le Burundi, lui, a tenu.
Et soyons francs... même une victoire arrachée dans les dernières minutes n'aurait rien effacé. Ce match a été rempli d'erreurs individuelles, et on n'y a vu à aucun moment une dynamique collective. L'absence d'Anis Hadj Moussa, forfait pour cette rencontre, ne peut pas servir d'explication.
Un point qui ne rassure pas
Une chose est certaine : ne pas pouvoir se défaire du Burundi, c'est honteux pour une sélection de ce standing. Le problème n'est pas seulement le point perdu, c'est l'image renvoyée. Un groupe sans liant, sans rigueur défensive, qui a eu besoin d'un exploit individuel pour revenir au score. Brahim Hemdani a du travail, et les cadres, Bensebaïni en premier lieu, devront montrer l'exemple dès le prochain rendez-vous.
Le jour où cette équipe retrouvera l'engagement et la solidarité qui ont fait sa force, les petites nations cesseront de la faire douter. D'ici là, chaque sortie ressemblera à un test de nerfs.
*Sources : Foot Mercato, LiveFoot, AfricaFootUnited.*
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