Hemdani, Yahia, Saïb : qui fait quoi chez les Verts ?
Sélectionneur, adjoint, manager général : le nouveau staff des Verts se partage des rôles bien distincts. Explications pour comprendre qui décide de quoi.
Depuis début septembre, l'équipe nationale est encadrée par un trio d'anciens internationaux : Brahim Hemdani, Anthar Yahia et Moussa Saïb. Trois noms connus des supporters, mais des fonctions que beaucoup confondent encore, comme l'a montré l'incident avec Rayan Aït-Nouri face à la Zambie. Pour y voir clair, voici qui fait quoi.
Brahim Hemdani, celui qui décide
Hemdani est le sélectionneur. C'est lui qui établit la liste des joueurs convoqués, choisit le onze de départ, décide des remplacements et fixe le plan de jeu. Il a le dernier mot sur tout ce qui concerne le terrain, et c'est lui qui répond des résultats.
Sa nomination tient aussi à une question de diplôme. Hemdani est titulaire de l'UEFA Pro, le plus haut niveau de formation pour un entraîneur, exigé pour diriger une sélection. Il arrive fort d'une médaille d'or aux Jeux méditerranéens 2026 avec les U21, à Tarente, le deuxième titre de l'Algérie dans cette compétition.
Anthar Yahia, le bras droit
Yahia est l'entraîneur adjoint. Selon la FAF, il épaule Hemdani dans « la gestion sportive et technique du groupe ». Concrètement, un adjoint participe à la préparation des séances, à l'analyse des adversaires et au suivi individuel des joueurs, et il est un relais direct du sélectionneur sur le terrain.
L'ancien défenseur des Verts, héros d'Oum Dourman en 2009, aurait pu prétendre au poste principal. Mais d'après La Gazette du Fennec, sa licence UEFA A n'est pas automatiquement convertible en licence CAF A, le diplôme requis par la fédération. La hiérarchie du staff s'est donc construite sur les qualifications, pas sur le palmarès.
Moussa Saïb, le lien entre tous
Saïb est le manager général de la sélection. Il ne touche ni à la composition ni aux choix tactiques. Sa mission est d'« assurer le lien entre les joueurs, le staff technique et la Fédération ». Il gère le climat du groupe, les relations humaines et l'interface avec l'institution, afin de laisser le sélectionneur se concentrer sur le football.
C'est dans ce cadre qu'il est intervenu vendredi pour calmer Aït-Nouri au bord du terrain. Une situation qui relevait précisément de son périmètre.
Le reste de l'encadrement
Le staff est complété par Nacer Daineche, préparateur physique, et Nasredine Berarma, entraîneur des gardiens. Hemdani entend mettre l'accent sur un suivi physique individualisé et une proximité accrue avec les joueurs.
Et soyons francs... sur le papier, cette organisation est l'une des plus claires que la sélection ait connues ces dernières années : un décideur, un adjoint technique, un manager chargé de l'humain. Tout dépendra désormais de la capacité de chacun à rester dans son couloir.
Une chose est certaine : ce trio a été pensé pour éviter les malentendus qui ont parfois miné le vestiaire par le passé. Le premier test, vendredi, a montré que la hiérarchie tenait.
Le jour où les résultats suivront durablement, on parlera moins de l'organigramme et beaucoup plus du jeu.
*Sources : FAF, ObservAlgérie, La Gazette du Fennec, Afrik-Foot (d'après El Khabar), La Nouvelle République*
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