Amoura, deux passes et des larmes
Double passeur face à la Zambie, Mohamed Amoura a quitté Tizi-Ouzou en pleurs. Derrière l'émotion, une disette qui dure depuis novembre 2025.
Un match plein… sauf devant le but
Sur le papier, sa soirée est une réussite. Dès la 2e minute, Mohamed Amoura lance Jaouen Hadjam en profondeur pour l'ouverture du score. En seconde période, c'est encore lui qui sert Ibrahim Maza sur le but du 2-1. Deux passes décisives, une activité de tous les instants sur le côté gauche : l'attaquant de l'OGC Nice a pesé sur le match. Mais il lui a manqué l'essentiel à ses yeux. À la 54e puis à la 62e minute, il a manqué deux grosses occasions qui auraient pu mettre les Verts à l'abri avant l'égalisation zambienne.
Une sortie sous tension
Remplacé autour de l'heure de jeu et dix minutes, en même temps que Bachir Belloumi et Adem Zorgane, Amoura a quitté la pelouse sous quelques sifflets d'une partie du public, alors que des chants réclamaient l'entrée d'Adil Boulbina. Selon plusieurs médias, il aurait été le seul des trois à ne pas serrer la main de Brahim Hemdani, pourtant posté sur la main courante.
Au coup de sifflet final, l'émotion a débordé. Amoura a fondu en larmes sur la pelouse du stade Hocine-Aït-Ahmed. Ramy Bensebaïni a été le premier à venir le consoler, avant que ses coéquipiers n'invitent le public à scander son nom. Tizi-Ouzou a répondu.
Le poids d'une disette
Et soyons francs... ces larmes ne tombent pas du ciel. Amoura n'a plus marqué avec l'Algérie depuis le match amical face au Zimbabwe, en novembre 2025, et son dernier but en match officiel remonte à octobre 2025 contre l'Ouganda. Entre-temps, il y a eu une Coupe du monde où il n'a jamais trouvé le chemin des filets. Pour un joueur qui avait terminé meilleur buteur des éliminatoires africaines du Mondial 2026 avec dix réalisations, la série pèse lourd.
Le paradoxe, c'est qu'il arrivait en confiance. Le 20 septembre, il avait inscrit son premier but sous le maillot niçois face à Lille, juste avant de rejoindre le rassemblement.
Hemdani protège son attaquant
En conférence de presse, le sélectionneur a choisi de mettre en avant la contribution du joueur plutôt que ses ratés. « Il a apporté ce qu'il fallait, surtout en première période », a souligné Hemdani, rappelant qu'un attaquant peut traverser des soirées sans marquer et qu'Amoura connaît ses responsabilités dans la finition.
Une chose est certaine... le staff a désormais un chantier humain à gérer. Un joueur aussi généreux a besoin d'être rassuré, pas mis sous pression par une partie des tribunes. Ses larmes disent surtout une chose : Amoura vit le maillot vert avec une intensité rare.
L'occasion de se libérer arrive vite, mardi à Bujumbura face au Burundi, puis le 6 octobre en amical contre le Niger.
Le jour où le premier ballon rentrera, c'est peut-être toute une série qui repartira.
*Sources : La Gazette du Fennec, Fennec Football, Foot Afrique, Foot Africa, Algérie360, Foot Mercato.*
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