Aït-Nouri–Hemdani : coup de chaud sur le banc
Rappelé à l'échauffement puis renvoyé sur le banc, Rayan Aït-Nouri s'est emporté face à la Zambie. Hemdani a répondu avec fermeté, sans s'étendre.
Un choix fort dès la feuille de match
Pour sa première officielle sur le banc des Verts, Brahim Hemdani a tranché sans trembler. À gauche de la défense, c'est Jaouen Hadjam qui a été préféré à Rayan Aït-Nouri. Le choix a été validé dès la 2e minute, quand le latéral de Brighton a ouvert le score d'une frappe puissante dans un angle fermé. Le joueur de Manchester City a pris place sur le banc, et c'est là que la soirée s'est compliquée.
Deux échauffements, un coup de sang
Le scénario tient en quelques minutes. En seconde période, le staff demande à Aït-Nouri de se préparer à entrer. Mais l'égalisation zambienne de Fashion Sakala (57e) pousse Hemdani à revoir ses plans, et le latéral est renvoyé à sa place. Après le but d'Ibrahim Maza qui redonne l'avantage aux Verts, nouvelle consigne d'échauffement. Cette fois, la réaction est vive. L'échange devient houleux, visible depuis le banc, et plusieurs membres du staff, Moussa Saïb en tête, s'interposent pour calmer le jeu. Aït-Nouri ne disputera finalement pas la moindre minute à Tizi-Ouzou.
Hemdani ferme la porte, sans la claquer
En conférence de presse, le sélectionneur n'a pas cherché à alimenter la polémique. « J'ai pas envie de parler d'un cas personnel », a-t-il d'abord répondu, avant de recentrer le débat sur la mission du groupe : servir l'équipe nationale, rien d'autre. Il a tout de même rappelé que toute situation anormale, en club comme en sélection, entraînerait des mesures. Le message est passé, sans éclat de voix.
Et soyons francs... le timing est mauvais pour Aït-Nouri. Avec 34 sélections au compteur, il attend toujours le match référence qui l'installerait durablement dans le cœur du public algérien. Ce coup de sang, au premier soir d'un nouveau cycle, n'arrange rien à sa cote. D'autant que la concurrence est désormais bien réelle : Hadjam a répondu présent d'entrée, et il n'a pas l'intention de rendre sa place.
Un dossier à régler vite
Une chose est certaine... Hemdani ne peut pas laisser ce genre d'épisode s'installer. Certains médias évoquaient dès vendredi soir une mise au point entre le staff et le joueur. Le groupe démarre une nouvelle ère, avec un nouveau staff et de nouvelles ambitions, et un malaise interne serait le pire départ possible.
La frustration d'un joueur qui veut jouer n'a rien de choquant en soi. Elle traduit même une envie. Mais en sélection, elle se règle dans le vestiaire, pas devant les caméras et les tribunes.
Le prochain rendez-vous arrive vite : mardi à Bujumbura face au Burundi (14h). Titulaire, remplaçant ou absent de la feuille de match, la situation d'Aït-Nouri dira beaucoup de l'état de sa relation avec le nouveau sélectionneur.
Le jour où Aït-Nouri transformera cette colère en grand match sous le maillot vert, l'épisode de Tizi-Ouzou ne sera plus qu'un mauvais souvenir.
*Sources : La Gazette du Fennec, Fennec Football, Foot Afrique, L'Expression DZ.*
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