Belaïd ou Touba : le premier casse-tête de Hemdani
Aïssa Mandi parti à la retraite, Brahim Hemdani doit trouver un partenaire à Ramy Bensebaïni. Zineddine Belaïd et Ahmed Touba se disputent la place.
Pendant plus d'une décennie, la question ne se posait pas. Aïssa Mandi était là, fidèle au poste, 123 sélections au compteur. Sa retraite internationale, annoncée après le Mondial 2026, laisse dans l'axe un vide que Brahim Hemdani doit combler dès son premier match officiel, ce vendredi face à la Zambie.
Bensebaïni, le point fixe
Ramy Bensebaïni, lui, n'est pas en question. Le défenseur du Borussia Dortmund, arrivé au rassemblement le 24 septembre après un retard pour raisons familiales, devient le cadre principal de cette défense. Reste à lui trouver un partenaire. Deux noms se détachent.
Belaïd, le profil qui équilibre
Zineddine Belaïd, qui évolue à Al Taawoun en Arabie saoudite, tient la corde. Son principal argument est simple : il est droitier. À côté d'un Bensebaïni gaucher, il rétablit l'équilibre naturel d'une charnière, chaque défenseur relançant de son bon pied. Les compositions probables publiées avant la rencontre l'installent d'ailleurs dans le onze de départ.
Touba, l'autre option
En face, Ahmed Touba fait partie des joueurs rappelés par le nouveau staff. Le défenseur du Havre évolue chaque semaine en Ligue 1 française, un championnat exigeant qui plaide pour lui. Son handicap dans ce duel est d'ordre structurel : comme Bensebaïni, il est gaucher.
Et soyons francs : ce détail n'en est pas un. Christian Gourcuff, cité par La Gazette du Fennec, le résume ainsi : « Mettre deux gauchers ensemble dans l'axe a une incidence sur l'orientation de la relance. » Deux gauchers, c'est une relance qui penche naturellement d'un côté, des angles qui se ferment et un adversaire qui sait où presser. Avec un droitier et un gaucher, la sortie de balle s'ouvre des deux côtés.
Une question de championnat aussi
Le débat ne se limite pas au pied fort. Belaïd joue en Saudi Pro League, Touba dans une Ligue 1 où l'intensité et la qualité des attaquants adverses sont d'un autre niveau. Certains y verront un argument pour le Havrais. Hemdani, lui, a donné sa ligne dès sa première conférence de presse, le 18 septembre : privilégier le collectif et construire à partir d'une base défensive solide. Le choix de la charnière en sera la première traduction concrète.
Un choix qui n'enferme personne
La Zambie, puis le Burundi, puis un amical face au Niger le 6 octobre : le sélectionneur a trois occasions de tester. Rien ne l'empêche de faire tourner, notamment à Bujumbura, où le match se jouera à 14h heure algérienne, dans la chaleur et l'humidité. La fraîcheur physique pourrait y peser autant que le pied fort.
Une chose est certaine : celui qui s'imposera héritera d'une place que Mandi avait rendue presque intouchable. Il faudra la mériter match après match.
Le jour où l'Algérie retrouvera une charnière stable pour plusieurs années, on reparlera de cette semaine de septembre comme du point de départ.
*Sources : La Gazette du Fennec, Africafoot, OnzedAfrik, Horizons, Foot Afrique.*
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