Mercato OM : Gouiri courtisé, Genesio veut le retenir
Marseille cherche des portes de sortie pour alléger sa masse salariale, mais refuse de toucher à son attaque. Amine Gouiri est-il vraiment intransférable ?
Marseille termine son mercato une calculatrice à la main. Avant d'ajouter, il faut soustraire : c'est la règle imposée par la direction, et Bruno Genesio ne prend même plus la peine de la maquiller. Dans ce grand ménage, un nom fait figure de ligne rouge pour les supporters algériens : Amine Gouiri.
Dégraisser d'abord, recruter ensuite
Le message du technicien marseillais est limpide : « On doit baisser une masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. » Genesio estime même que trois à cinq départs supplémentaires seraient nécessaires pour libérer de l'air. Autrement dit, chaque signature de sortie conditionne une signature d'entrée. C'est une fin de marché à l'envers, où les bonnes nouvelles s'appellent des départs.
Le dossier Ulisses Garcia résume parfaitement cette mécanique. Le latéral gauche suisse de 30 ans est revenu à Marseille après son prêt à Sassuolo, le club italien ayant renoncé à lever une option d'achat estimée entre 3,5 et 4 millions d'euros malgré des prestations solides. Le Racing Santander, tout juste promu en Liga, a engagé les discussions pour le récupérer, sa valeur tournant autour de 3 millions d'euros. Rien n'est signé, mais l'opération arrangerait tout le monde : un joueur qui retrouve du temps de jeu, un club qui respire.
Gouiri, celui qu'on ne vend pas
Dégraisser ne veut pas dire brader. Et c'est précisément là que le cas Gouiri devient intéressant. L'attaquant algérien et Igor Paixão sont suivis par plusieurs clubs, mais Genesio espère conserver ses deux hommes forts. La traduction footballistique de cette phrase est simple : Marseille vend des solutions de rotation, pas des titulaires.
On ne construit pas une saison en vendant ceux qui la portent.
Cette position n'a rien d'évident dans un club qui doit compter. Refuser des offres quand on cherche à alléger ses charges, c'est faire un choix sportif contre un choix comptable. Et pour un joueur, être désigné comme l'un des deux intouchables d'un effectif entier vaut parfois plus qu'un contrat plus généreux ailleurs.
Ce que ça dit du statut d'un Fennec en Ligue 1
De Bab El Oued à la Belle-de-Mai, de Bruxelles à Montréal, la diaspora algérienne connaît par cœur ce dilemme. On rêve toujours de voir nos joueurs franchir un palier, signer plus haut, jouer plus grand. Mais l'histoire récente est pleine d'attaquants partis pour un logo prestigieux et revenus avec un banc de touche en guise de trophée. Mahrez avait attendu son heure à Leicester avant de rejoindre Manchester City : le timing fait autant que le talent.
Un titulaire qui compte vaut mieux qu'une recrue qui attend.
Être le point d'appui offensif d'un club comme l'Olympique de Marseille, c'est une exposition permanente, une pression de tous les instants et un thermomètre honnête. Aucun entraîneur ne se bat pour garder un joueur qu'il ne compte pas utiliser.
Une fin de marché qui peut encore tout renverser
Les dernières heures d'un mercato ne respectent aucun plan. Un départ imprévu ailleurs en Europe, une offre à laquelle un club endetté ne peut pas dire non, et le discours de la veille devient caduc. Marseille avance donc sur deux tableaux : accélérer les sorties comme celle de Garcia, et tenir bon sur ses cadres offensifs.
Et soyons francs : tant que le téléphone sonne, personne n'est totalement intransférable. La question n'est pas de savoir si Amine Gouiri plaît. Elle est de savoir combien il faudrait pour que Marseille change d'avis.
*Source : Sport.fr*
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