Belaïli déjà titulaire, capitaine... et contesté
Aligné d'entrée avec le brassard pour son retour après neuf mois d'absence, l'Algérien a raté un penalty dans la victoire de l'Espérance, avant que l'Étoile du Sahel ne conteste sa qualification.
Avec Youcef Belaïli, rien n'est jamais ordinaire. Alors qu'on lui prêtait encore plusieurs semaines de rééducation, l'international algérien a retrouvé la compétition dimanche soir à Radès, pour la première journée du championnat tunisien face à l'Étoile du Sahel. Et pas n'importe comment : titulaire d'entrée et porteur du brassard de capitaine, neuf mois après sa grave blessure aux ligaments croisés contractée lors du derby face au Club Africain. Une soirée à rebondissements, à l'image du personnage.
Un retour en clair-obscur
Sportivement, la reprise fut contrastée. Visiblement en manque de rythme, ce qui n'a rien d'étonnant après une si longue absence, l'Oranais a vécu un moment difficile à la 25e minute en manquant un penalty qui aurait pu lancer sa soirée. Remplacé à la 65e minute alors que son équipe était menée 1-2, il a assisté du banc au renversement final : l'Espérance, aidée par une erreur du gardien adverse dans les ultimes secondes, s'est imposée 3-2 pour lancer idéalement la défense de son titre.
Au coup de sifflet final, le capitaine d'un soir a savouré, se disant très heureux de cette deuxième chance offerte de revenir à l'Espérance pour rendre les supporters heureux, avant d'annoncer la couleur pour la saison : tout faire pour remporter la Ligue des champions de la CAF. Le choix de Laurențiu Reghecampf de le lancer d'entrée, brassard au bras, dit en tout cas l'importance que le club accorde à son numéro fétiche, quel que soit son état de forme.
La polémique n'est jamais loin
Et soyons francs : ce retour ne pouvait pas se dérouler sans nouvel épisode extra-sportif. Selon la radio tunisienne Diwan FM, relayée par Compétition, l'Étoile du Sahel a déposé une réclamation contre la participation de l'Algérien, en s'appuyant sur les incertitudes entourant sa situation contractuelle. Le club sahélien exploite le flou du feuilleton de l'été : le MC Alger continue de revendiquer un contrat signé par le joueur, quand l'Espérance a activé le sien après la levée de la suspension par le TAS. Aucune décision n'a été rendue sur la recevabilité de cette démarche, mais elle rappelle que le dossier juridique reste une épée de Damoclès au-dessus du joueur et de son club.
Entre le clash public avec Benlamri, le bras de fer Alger-Tunis et maintenant cette réclamation, le talent de l'Oranais continue de cohabiter avec un feuilleton permanent qui l'empêche de ne parler que de football.
La sélection en toile de fond
Une chose est certaine : ce retour anticipé à la compétition change les perspectives. Belaïli l'a répété publiquement, il répondra toujours présent si l'Algérie l'appelle, et chaque minute de jeu le rapproche d'un niveau qui pourrait relancer le débat pour la CAN 2027. À condition de retrouver ses jambes, de laisser les polémiques derrière lui, et de convaincre un futur sélectionneur qui observera tout.
Le jour où Youcef Belaïli refera trembler un stade d'un extérieur du pied dont il a le secret, le penalty manqué de Radès sera oublié depuis longtemps. Avec lui, on le sait, tout va toujours très vite. Dans les deux sens.
Sources : Fennec Football, Foot Afrique, DzBallon, Diwan FM via Compétition
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