N'Diaye réclame 8 recrues, l'USMA n'en a que 2
À deux jours de la reprise, le mercato de Soustara est au point mort. Depuis le Sénégal, Lamine N'Diaye met la pression sur Saïd Allik et attend des actes.
Un entraîneur qui découvre l'état de son effectif par téléphone, à des milliers de kilomètres d'Alger : la scène résume l'été de l'USM Alger. À deux jours de la reprise des entraînements, le mercato des Rouge et Noir se limite à deux signatures, les milieux de terrain Dhirar Bensaâdallah et Salah Bouziani. Toujours au Sénégal avant de regagner l'Algérie ce week-end, Lamine N'Diaye n'a pas caché sa surprise en apprenant le bilan. Et selon Compétition, le technicien a décidé de hausser le ton auprès de sa direction.
Un engagement pris, un engagement attendu
Le cœur du différend tient en un chiffre. Lors des négociations qui ont précédé sa prolongation, N'Diaye avait posé une condition claire : le recrutement d'au moins huit joueurs pour renforcer toutes les lignes. Six semaines plus tard, le compte n'y est pas, et de loin. Le Sénégalais estime que le retard accumulé menace la préparation d'une saison chargée sur les fronts national et continental, d'autant que le dossier des joueurs libérés n'est pas davantage bouclé. Et soyons francs : un coach qui pose ses conditions par écrit et ne les voit pas honorées se pose vite une autre question, celle de sa propre parole donnée.
Des pistes perdues sur le terrain financier
Saïd Allik n'est pourtant pas resté les bras croisés. Le directeur général sportif a ouvert plusieurs dossiers, dont certains semblaient proches d'aboutir : Yousri Bouzok, Djabril Soukkou, puis Mehdi Boudjemâa. Tous ont filé ailleurs, séduits par des offres salariales supérieures. Voilà la vraie leçon de cet été : le prestige de Soustara ne suffit plus à convaincre quand les concurrents alignent les chiffres. Pendant que le MCA champion discute avec Adam Ounas et que la JSK négocie avec Youcef Atal, l'USMA perd ses cibles de milieu de tableau. Une chose est certaine : dans le mercato algérien de 2026, l'histoire d'un club ne signe plus les contrats, l'argent oui.
Une 10e place qui aurait dû servir d'électrochoc
Ce surplace est d'autant plus préoccupant que la saison écoulée a laissé des traces. Dixième de Ligue 1 avec 39 points, à 26 longueurs du MCA, l'USMA a signé l'un des pires classements de son histoire récente pour un club de son standing. Les supporters de Soustara, parmi les plus fidèles du pays et suivis jusque dans la diaspora de France et du Canada, attendaient un été de reconstruction ambitieuse. Ils assistent pour l'instant à un mercato de gestionnaire. La grogne monte dans les travées virtuelles des réseaux, et chaque signature d'un rival l'amplifie un peu plus.
Le temps, cet adversaire qu'on ne transfère pas
Reste que rien n'est perdu, à condition d'accélérer immédiatement. Le retour de N'Diaye à Alger devrait clarifier les priorités, et le marché algérien offre encore des opportunités pour une direction réactive. Mais chaque jour de retard complique l'intégration des futures recrues avant les premières échéances. Allik a bâti sa légende sur sa capacité à construire des équipes qui gagnent ; il joue cet été une page de plus de son histoire avec le club. Le jour où l'USMA alignera ses moyens sur ses ambitions, elle redeviendra ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un candidat au titre. Le compte à rebours, lui, a déjà commencé.
*Source : Compétition*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





