MC Alger mise sur Charef pour bâtir sa relève
Le champion d'Algérie confie sa formation de jeunes à Boualem Charef, homme du sérail. Un pari sur la durée qui interroge : la patience paiera-t-elle ?
Pendant que d'autres clubs claquent des milliards sur le marché, le champion d'Algérie a choisi de regarder vers demain. Le MC Alger vient de confier les clés de sa formation à un homme qui connaît le football local par cœur.
Charef, un CV taillé pour la mission
Boualem Charef n'a plus rien à prouver sur les bancs algériens. USM Alger, USM Bel-Abbès, USM El Harrach, RC Kouba, CR Belouizdad et déjà le Mouloudia en 2014 : peu de techniciens connaissent aussi bien les vestiaires du pays. C'est cette expérience que le club algérois vient chercher, avec un contrat de trois ans à la clé. Charef connaît le terrain algérien mieux que personne.
Une mission tournée vers la relève
Le rôle est limpide : détecter, recruter et faire grandir les jeunes talents pour alimenter l'équipe première. En remplaçant Salim Menad au poste de directeur technique sportif chargé des jeunes, Charef hérite d'un chantier essentiel, celui de la continuité. Un club se construit d'abord par le bas. Le Doyen l'a parfois oublié ; il semble décidé à s'en souvenir.
Le pari de la patience
Nommer un DTS dédié à la formation, c'est accepter que le retour sur investissement se compte en années, pas en semaines. C'est un choix courageux pour un club habitué à la pression du résultat immédiat. Recruter des vedettes, c'est facile ; former les siennes, c'est durable. Le Mouloudia parie sur la seconde option, et ce n'est pas anodin.
Un signal pour tout le football algérien
Dans un pays qui a offert au monde un Belloumi, un Madjer, et vu éclore plus tard un Mahrez, la question de la formation locale reste brûlante. Voir un géant comme le Mouloudia structurer sa filière jeunes envoie un message bien au-delà d'Alger, jusque dans la diaspora qui rêve de voir naître les prochains cracks au pays plutôt qu'ailleurs.
Reste à savoir si les résultats suivront la vision. Un DTS ne gagne pas de match le dimanche. Mais s'il fait bien son travail, il gagne les dix prochaines années. Le MCA a-t-il enfin compris que la vraie richesse se cultive au lieu de s'acheter ?
*Source : L'Expression*
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