Atal à la JSK : le retour au club de cœur
Libre depuis la fin de son contrat à Al-Sadd, Youcef Atal négocie un retour à la JS Kabylie, là où tout a commencé. Un pari sportif qui divise déjà.
Certains transferts se jugent avec une calculette. D'autres avec la mémoire. Le dossier Youcef Atal appartient à la seconde catégorie. Libre de tout contrat depuis la fin du mois de juin, l'ancien latéral droit de Nice n'a pas été prolongé par Al-Sadd. À 30 ans, il discute désormais avec la JS Kabylie, le club où il a fait ses premiers pas avant de rejoindre le Paradou AC. Les négociations seraient avancées. Rien n'est signé, mais l'idée seule enflamme déjà les réseaux.
Belhocine, l'homme qui pousse le dossier
Ce rapprochement n'a rien d'un hasard. Karim Belhocine, nouvel entraîneur des Canaris, connaît parfaitement le joueur pour l'avoir côtoyé du côté de Courtrai, en Belgique, à l'époque où Atal explosait aux yeux de l'Europe. Un entraîneur qui connaît la personnalité d'un joueur cassé par les blessures, cela vaut souvent plus qu'un rapport de scouting. À cela s'ajoute une réalité comptable : après une saison bouclée à la cinquième place avec 45 points, la JSK n'a toujours pas recruté de latéral droit. Le besoin existe, l'opportunité aussi.
Le doute est physique, pas technique
Et soyons francs : personne ne discute le talent d'Atal. Sa pointe de vitesse, sa capacité à casser une ligne dans un couloir, son explosivité sur les vingt premiers mètres ont fait de lui l'un des latéraux les plus prometteurs de sa génération. Le problème est ailleurs. Depuis janvier 2026 et une rupture des ligaments, il n'a plus foulé une pelouse en compétition. Son retour à l'entraînement approche, mais son parcours des dernières années est jalonné de rechutes. Un latéral qui vit de sa vitesse et qui perd ses appuis n'est plus tout à fait le même joueur. À 30 ans, ce type de reconstruction n'a rien d'automatique.
Un symbole que la Kabylie attend depuis longtemps
Il faut aussi mesurer ce que représente ce retour. Atal reviendrait là où on l'a vu grandir, dans un club qui vit le football comme une identité collective. Pour la diaspora kabyle de France, de Belgique et du Canada, revoir le maillot jaune et vert sur ses épaules aurait une portée particulière. On n'oublie pas non plus que sa mise à l'écart à Nice, après son soutien affiché à la cause palestinienne, avait durablement marqué les supporters algériens. Un homme qui rentre chez lui après une traversée du désert, cela raconte une histoire que le championnat algérien n'a pas souvent l'occasion d'écrire.
Une signature qui engage la JSK autant que le joueur
Reste à savoir ce que les Canaris achètent exactement : un joueur ou un nom. Une chose est certaine : ramener une star sans lui offrir un cadre de réathlétisation sérieux serait le meilleur moyen de gâcher les deux. Si le club construit autour de lui une préparation patiente, sans exiger un rendement immédiat dès la première journée, le pari peut devenir un accélérateur pour toute une saison. Le jour où Atal retrouvera son couloir droit à pleine vitesse, la Ligue 1 algérienne s'en souviendra. Encore faut-il que ce jour arrive.
*Source : Compétition*
Réactions (0)
Soyez le premier à réagir !





