CRB mise sur Maâloul pour relancer la saison 2026-27
Le CR Belouizdad confie son banc au technicien tunisien Nabil Maâloul pour un an. Un choix d'expérience, mais qui connaît déjà les pièges de la Ligue 1 algérienne.
Le Chabab avance ses pions. En officialisant l'arrivée de Nabil Maâloul jeudi, le CR Belouizdad a tranché : pour repartir de l'avant, le club de Laâquiba a choisi un nom qui connaît déjà le terrain algérien.
Un contrat d'un an, un pari assumé
À 62 ans, le technicien tunisien s'engage pour la saison 2026-2027, avec un bail d'une année. La formule dit tout de la philosophie du moment : pas de projet fleuve, mais un contrat court qui met immédiatement l'entraîneur sous pression de résultats. Le club a affiché sa confiance dans la capacité de Maâloul à "mener l'équipe vers ses objectifs et à jouer les premiers rôles la saison prochaine". Une manière polie de fixer la barre haut.
Un CV taillé pour les attentes du Chabab
Maâloul n'arrive pas en terrain inconnu. Plus de 25 années de banc, des titres, des coupes, des campagnes continentales et un passage par la sélection tunisienne : le pedigree est là. Avant de rejoindre Belouizdad, il dirigeait le club koweïtien d'Al-Qadsia, terminé à la troisième place de son championnat. Surtout, il a déjà goûté à la Ligue 1 algérienne du côté de l'USM Alger en 2024-2025, une expérience jugée globalement satisfaisante.
Et soyons francs : cette connaissance du contexte local est un atout que peu de techniciens étrangers possèdent. Le championnat algérien a ses codes, sa pression, ses calendriers surchargés entre compétitions nationales et africaines. Un entraîneur qui a déjà encaissé ces chocs perd moins de temps à s'acclimater.
Le vrai défi : redonner un cap
Habitué aux sommets nationaux ces dernières années, le CR Belouizdad reste un club où l'on ne se contente pas de figurer. La mission de Maâloul sera de remettre de l'ordre, de fixer une identité de jeu et de gérer un vestiaire ambitieux. Sa carrière au Koweït, marquée par des championnats, coupes et supercoupes remportés avec Kuwait SC, plaide pour un homme qui sait construire une équipe qui gagne des trophées.
Reste la question qui divisera les supporters : un CV solide suffit-il à garantir un projet cohérent en une seule saison ? Le format d'un an ne pardonne aucun faux départ. À la moindre série difficile, le débat reviendra vite sur la table.
Un choix qui interroge autant qu'il rassure
Le pari est double. D'un côté, l'expérience et la connaissance du terrain algérien rassurent une partie des observateurs. De l'autre, la succession rapide d'entraîneurs sur les bancs de nos clubs pose toujours la même question de continuité. Une chose est certaine : Maâloul n'aura pas le luxe de la patience.
Le Chabab a choisi la sécurité d'un homme d'expérience. Restera à voir si l'expérience, cette fois, se transforme en titres.
*Source : Le Courrier d'Algérie*
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