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Hemdani recadre Nasri sur son refus de l'Algérie

Cité par Samir Nasri pour justifier son choix de la France, Brahim Hemdani sort du silence. Sa réponse remet les pendules à l'heure sur un vieux débat.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef·publié le 21 mai 2026·4 min·👁 154783 vues
Hemdani recadre Nasri sur son refus de l'Algérie

Le débat des binationaux ne s'éteint jamais vraiment chez les Fennecs. Cette fois, c'est Brahim Hemdani qui reprend la parole, après avoir été cité par Samir Nasri pour expliquer son choix de représenter la France plutôt que l'Algérie. L'ancien milieu de l'Olympique de Marseille n'a pas cherché la polémique, mais sa réponse a le mérite de la clarté. Et soyons francs : quand un joueur en cite un autre pour justifier une décision aussi lourde, le concerné a le droit de répondre.

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Il avait le droit de choisir, mais le « bordel » qu'il décrit n'existe plus
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Ce que Nasri a vraiment dit

Dans un podcast, Samir Nasri est revenu sur sa carrière et son passage à Marseille, où il a côtoyé Hemdani. Selon lui, leur conversation de l'époque l'aurait conforté dans son choix des Bleus : l'ancien Marseillais lui aurait décrit l'environnement de la sélection algérienne comme un « bordel ». Nasri a aussi tenu à préciser qu'il ne regrettait pas sa décision de porter le maillot français.

Une sortie qui replace Hemdani au centre d'une histoire qu'il pensait sans doute derrière lui. Car en mettant un nom sur un conseil, Nasri a transformé une discussion privée en argument public.

La mise au point de Brahim Hemdani

La réponse de l'intéressé a été nette. Brahim Hemdani a affirmé n'éprouver aucun regret quant à son propre choix, tardif, de défendre les couleurs de l'Algérie. Pour lui, cela fait simplement partie de son parcours. Surtout, il a rappelé un principe qui résonne fort dans le vestiaire des Verts : les décisions d'un joueur ne devraient jamais être dictées par un autre, qu'il s'agisse d'un ami ou d'un coéquipier.

Le message est limpide. Hemdani ne renie rien, mais il refuse d'endosser la responsabilité d'un choix qui n'appartenait qu'à Nasri. Un joueur ne se cache pas derrière la phrase d'un autre.

Une carrière algérienne brève mais assumée

Le parcours de Hemdani avec l'Algérie tient en quelques lignes, et il ne s'en excuse pas. Il a rejoint les Fennecs en 2008, après avoir bâti l'essentiel de sa carrière en Europe, notamment du côté des Glasgow Rangers. Son aventure en sélection s'est limitée à deux apparitions seulement.

Il l'a reconnu sans détour : ce choix tardif était d'abord motivé par le désir de faire plaisir à son père, installé en France. Voilà une vérité que beaucoup de binationaux algériens, en France comme en Belgique ou au Canada, connaissent intimement. Le maillot des Verts n'est pas qu'un projet sportif, c'est souvent une affaire de transmission.

Pourquoi ce débat touche autant la diaspora

Si cet échange entre deux anciens Marseillais fait réagir, c'est qu'il dépasse largement leurs deux cas. Derrière Nasri et Hemdani se cache la grande question des talents franco-algériens : pourquoi certains choisissent les Bleus, et d'autres reviennent vers le pays de leurs parents ?

L'image de la sélection a longtemps pesé dans ces décisions. Mais le contexte de 2008 n'a plus grand-chose à voir avec celui d'aujourd'hui. Avec une qualification pour la Coupe du Monde 2026 et une génération talentueuse, l'Algérie n'a plus à convaincre personne de son sérieux. Le « bordel » évoqué à l'époque appartient à un autre monde.

Une chose est certaine : le maillot vert ne se justifie plus, il se mérite.

Et maintenant ?

L'épisode Nasri-Hemdani restera une anecdote, mais une anecdote révélatrice. Elle rappelle que chaque choix de sélection raconte une histoire personnelle, faite de fierté, de famille et parfois de regrets tus. Hemdani, lui, a tourné la page sans amertume. À la nouvelle génération de binationaux d'écrire la suite, désormais sous un maillot que plus personne ne décrit comme un « bordel ».

*Source : OnzedAfrik*

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