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Arsenal champion : et si c'était enfin l'année des Gunners ?

Arsenal a décroché son premier titre de Premier League depuis 22 ans. Avec une finale de Ligue des Champions à venir face au PSG, le doublé historique se dessine.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef·publié le 20 mai 2026·5 min·👁 145787 vues
Arsenal champion : et si c'était enfin l'année des Gunners ?

L'attente a duré 22 ans. Ce mardi 19 mai 2026, Arsenal est officiellement devenu champion d'Angleterre pour la première fois depuis l'épopée des Invincibles d'Arsène Wenger en 2003-2004. Le sacre a été obtenu sans même jouer : il a suffi à Manchester City, dauphin et seul concurrent encore en vie, d'être tenu en échec sur la pelouse de Bournemouth (1-1) pour entériner le titre des Gunners avec une journée d'avance. Quatorzième sacre national pour le club londonien, qui ajoute désormais une perspective historique à son année : la finale de la Ligue des Champions UEFA, programmée le 30 mai à Budapest face au Paris Saint-Germain. Et si l'histoire ne faisait que commencer ? Vingt-deux ans d'attente. Une heure pour tout faire basculer.

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Match très ouvert, tout se jouera sur un détail à Budapest
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22 ans depuis les Invincibles : le poids d'une longue attente

Pour mesurer l'ampleur du moment, il faut se replonger en 2004. Cette saison-là, l'Arsenal d'Arsène Wenger terminait son championnat sans la moindre défaite sur 38 matchs, exploit unique de l'ère moderne en Premier League. Thierry Henry, Patrick Vieira, Robert Pirès, Dennis Bergkamp, Jens Lehmann : autant de noms qui ont marqué une génération entière de supporters. Mais depuis ce sacre légendaire, les Gunners ont sombré dans un long désert de titres en championnat. Vingt-deux ans pendant lesquels le club a vu défiler Chelsea, Manchester United, Manchester City et Liverpool sur le toit de l'Angleterre, tout en accumulant les FA Cup sans jamais retrouver la couronne suprême.

Mikel Arteta, ancien capitaine du club devenu entraîneur en décembre 2019, a hérité d'un club en perte de repères. Quatre années de travail, trois saisons consécutives de dauphin (dont deux fois derrière Manchester City en 2023 et 2024), une frustration permanente, mais aussi une maturité progressive : voilà ce qui a finalement payé. Cette année, le projet Arsenal est arrivé au bout de sa logique.

Le scénario du sacre : Bournemouth a fait le travail

Le scénario même du titre a quelque chose d'inattendu. Ce mardi 19 mai, Arsenal était dans l'attente. Vainqueurs la veille de Burnley (1-0), les Gunners comptaient déjà 5 points d'avance sur Manchester City avant le match crucial des Citizens à Bournemouth. Il fallait que Pep Guardiola s'impose pour rester en vie dans la course. Et c'est là que le 6e du championnat, Bournemouth, a fait le travail : un but du jeune attaquant français Eli Junior Kroupi (39e), une frappe enroulée superbe sous la barre, et tout a basculé. Erling Haaland a bien sauvé l'honneur en fin de match (90e+5), trop tard pour empêcher l'inévitable.

Pour Pep Guardiola, qui disputait son 1000e match comme entraîneur professionnel, le moment a été doublement amer. C'était aussi probablement son dernier baroud pour le titre avec Manchester City, puisque le départ du Catalan en fin de saison est désormais officialisé. Son successeur pressenti serait Enzo Maresca. Une fin d'ère pour les Citizens. Le sacre était attendu. Le doublé serait historique.

Arteta enfin couronné : un projet patient devenu cathédrale

C'est probablement la plus belle histoire de cette saison anglaise. Mikel Arteta, longtemps moqué pour son style trop expressif sur le banc, pour ses choix tactiques parfois discutés, vient de boucler la construction d'un projet bâti brique par brique. Recrutements ciblés (Declan Rice de West Ham en 2023, Kai Havertz, Riccardo Calafiori, Mikel Merino, Martín Zubimendi), maintien des cadres (Bukayo Saka, Martin Ødegaard, William Saliba), montée en puissance de la défense (la meilleure de Premier League cette année) : tout s'est emboîté.

Le détail clé de la saison ? Les coups de pied arrêtés. Arsenal a inscrit 18 buts sur corner en championnat, un record en Premier League. Gabriel Magalhães, véritable arme fatale dans la surface adverse, a marqué dans les moments décisifs, dont un but de la victoire à la 96e minute à Newcastle qui aura sans doute compté dans la dynamique du sacre. Une équipe rigoureuse, mature, complète : voilà ce qu'Arteta a construit.

La finale C1 face au PSG : la cerise sur le gâteau ?

Et maintenant, le sommet. Le 30 mai à Budapest, Arsenal disputera la finale de la Ligue des Champions UEFA face au tenant du titre, le Paris Saint-Germain. Pour mesurer l'enjeu, il faut savoir qu'Arsenal n'a jamais gagné la Ligue des Champions de son histoire. Une seule finale au compteur jusqu'ici : 2006 face au FC Barcelone à Paris, défaite 1-2. Vingt ans plus tard, voilà les Gunners à nouveau au seuil de l'olympe européen, avec cette fois le statut de favoris d'une partie des observateurs.

Si Arsenal remporte cette finale face au PSG, il signerait le premier doublé Premier League + Ligue des Champions de son histoire — un exploit que même les Invincibles de 2004 n'ont jamais accompli. Arsenal a relevé la tête. Et si le ciel n'était plus une limite ? Le Paris-Saint-Germain de Dembélé, Vitinha et Kvaratskhelia ne sera évidemment pas un adversaire facile, mais l'élan Arsenal est aujourd'hui parmi les plus forts d'Europe.

Et le regard algérien : Maza, Aït-Nouri, et l'avenir

Pour les supporters algériens, ce sacre londonien résonne aussi à plusieurs niveaux. Côté Manchester City, Rayan Aït-Nouri boucle sa première saison sans titre national après s'être quitté Wolverhampton à l'été 2025, dans une équipe qui voit Pep Guardiola partir. Côté Arsenal, le nom Ibrahim Maza circule depuis plusieurs mois dans les rumeurs : le jeune milieu offensif algérien, l'une des grandes pépites du Hertha Berlin, est pisté de longue date par le club londonien. Un sacre de Premier League ajoute évidemment du poids à l'attractivité des Gunners sur le marché.

Plus largement, l'Arsène Wenger Stadium garde une place particulière dans le cœur des supporters algériens depuis l'époque où l'Alsacien d'origine était entraîneur — figure tutélaire d'une certaine idée du jeu, qui a aussi nourri les rêves de nombreux joueurs maghrébins. Voir le club retrouver les sommets, c'est un peu retrouver une partie de cet héritage. Riyad Mahrez, lui-même Champion d'Angleterre avec Leicester en 2016 puis avec City à plusieurs reprises, sait mieux que quiconque ce que vaut un sacre comme celui-ci.

Et maintenant ?

Et maintenant ? Arsenal a 11 jours pour préparer la plus grande finale de son histoire récente. Mikel Arteta devra gérer la décompression d'un groupe enfin couronné, le défi tactique d'un PSG qui a battu le Bayern Munich en demi-finale (5-4), et l'enjeu mental d'une consécration européenne qui transformerait à jamais le club. Une chose est certaine : Arsenal 2026 ressemble de plus en plus à une équipe qui veut s'inscrire dans l'histoire.

Alors oui, posons-la la question : et si c'était enfin leur année ? Vingt-deux ans après les Invincibles, et avec une finale européenne devant eux, les Gunners sont à un match d'écrire l'une des plus belles pages de leur histoire. Pour la diaspora algérienne comme pour tous les passionnés de Premier League, le 30 mai à Budapest sera à marquer d'une pierre rouge. Allez les Gunners. Le doublé attend.

Mikel Arteta peut-il vraiment réaliser le doublé Premier League + Ligue des Champions à Budapest le 30 mai, ou le PSG tenant du titre fera-t-il payer son expérience aux Gunners ?

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