CAN 2027 : l'Algérie face à la Zambie, au Togo et au Burundi
Le tirage des qualifications de la CAN 2027 a livré son verdict : l'Algérie affrontera la Zambie, le Togo et le Burundi. Un groupe abordable, à confirmer dès septembre.
Le verdict est tombé. Ce mardi 19 mai 2026 au Caire, la CAF a procédé au tirage au sort des qualifications de la CAN 2027, qui se déroulera au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie du 19 juin au 17 juillet 2027. La sélection algérienne, versée dans le chapeau 1, connaît désormais ses trois adversaires : la Zambie, le Togo et le Burundi. Un groupe que les supporters des Fennecs jugeront sans doute abordable sur le papier, sans pour autant sous-estimer le moindre de ces adversaires. La campagne qualificative débutera dès septembre 2026, juste après le Mondial 2026 aux États-Unis, et constituera le premier vrai test du cycle post-Mondial pour Vladimir Petković. Sur le papier, l'Algérie a hérité d'un groupe abordable.
Un groupe sur le papier favorable pour l'Algérie
Lorsqu'on analyse les chapeaux à froid, le tirage s'avère plutôt clément pour les Verts. La sélection algérienne a évité plusieurs pièges majeurs du chapeau 2, notamment le Cap-Vert (révélation de la CAN 2025), l'Ouganda (futur co-organisateur), le Ghana (toujours dangereux) ou même la Guinée, autre adversaire à priori plus relevé. Les Fennecs ont hérité de la Zambie, championne d'Afrique 2012 mais en reconstruction depuis quelques années.
Dans le chapeau 3, l'Algérie a échappé au Kenya et à la Tanzanie (deux hôtes du tournoi, donc déjà qualifiés mais participants aux éliminatoires), à la Libye voisine, ou encore au Soudan parfois piégeux. Le Togo, qui figure depuis longtemps dans le peloton intermédiaire africain, est un adversaire connu et globalement accessible. Enfin, le chapeau 4 a apporté le Burundi, sélection émergente mais qui ne dispose pas du vivier des grandes nations africaines. Soyons francs : la FAF peut sourire à l'issue de ce tirage.
La Zambie, l'adversaire à prendre au sérieux
C'est probablement le piège principal du groupe. La Zambie, surnommée les Chipolopolo ("les balles de cuivre"), reste une nation qui peut frapper fort dans une CAN. Championne d'Afrique en 2012 contre toute attente, elle s'appuie sur une mentalité physique et un collectif rigoureux. Elle compte également plusieurs joueurs évoluant en Europe, à commencer par l'attaquant Patson Daka (Leicester, Premier League) qui demeure un finisseur de référence sur le continent.
Pour l'Algérie, le double affrontement face aux Zambiens sera probablement le moment-charnière des qualifications. Une victoire à domicile et un nul ou une victoire à l'extérieur suffiraient à sécuriser la première place du groupe. À l'inverse, une défaite à l'extérieur pourrait laisser planer un doute sur la qualification directe. Aucune sélection africaine ne se laisse plus battre les yeux fermés.
Togo et Burundi : pas de quoi paniquer, mais pas de quoi se relâcher
Côté Togo et Burundi, le défi sera surtout de gérer les déplacements en Afrique de l'Ouest et de l'Est, où les conditions climatiques, terrains et arbitrages peuvent réserver des surprises. Les Éperviers du Togo, qui avaient marqué les esprits lors de leur unique Coupe du Monde en 2006 en Allemagne, traversent une période plus modeste depuis. Leur effectif reste néanmoins compétitif, avec des joueurs comme Floyd Ayité (passé par Reims et Bordeaux) et de jeunes talents émergents en Ligue 1 française.
Le Burundi, surnommé les Hirondelles (Intamba Mu Rugamba), n'a participé qu'une seule fois à une CAN (2019). Saido Berahino, ancien joueur de West Bromwich Albion, reste son nom le plus connu. Sur le papier, c'est l'adversaire le moins relevé du groupe, mais aucune équipe africaine ne se laisse plus dominer sans réagir, et l'Algérie devra rester concentrée sur ses deux matchs face aux Burundais pour éviter le faux pas.
Le calendrier des qualifications
La campagne qualificative se déroulera sur trois fenêtres internationales. La première (J1 et J2) aura lieu du 21 septembre au 6 octobre 2026, soit deux mois seulement après la fin du Mondial 2026 aux États-Unis. La deuxième fenêtre est programmée du 9 au 17 novembre 2026 (J3 et J4), et la troisième en mars 2027 (J5 et J6). Six matchs en tout, soit le minimum syndical pour les Fennecs afin de valider leur billet pour le tournoi continental.
À noter une particularité : les trois pays organisateurs (Kenya, Ouganda, Tanzanie) sont déjà qualifiés d'office, mais ils participent quand même aux éliminatoires. Une équipe supplémentaire issue de chacun de leurs groupes rejoindra donc la phase finale. Cela ne concerne pas le groupe de l'Algérie, qui ne croise aucun des trois hôtes. Pour les Verts, l'objectif sera donc clair : terminer dans les deux premiers du groupe pour valider directement la qualification.
Et maintenant : place au Mondial avant la CAN 2027
Et maintenant ? Place d'abord au Mondial 2026. La sélection algérienne débutera son aventure américaine le 16 juin face à l'Argentine à Kansas City, puis affrontera la Jordanie et l'Autriche dans ce groupe J redoutable. La performance des Fennecs au Mondial conditionnera énormément le moral du groupe à l'entame de la campagne CAN 2027 trois mois plus tard. Un beau parcours, voire une qualification au tour suivant, donnerait un boost considérable. Une élimination prématurée obligerait Petković à remettre rapidement la machine en marche dans une fenêtre internationale toujours délicate à gérer.
Pour la diaspora algérienne, de Paris à Bruxelles, de Marseille à Montréal, cette annonce du groupe CAN 2027 est aussi l'occasion de commencer à planifier les déplacements vers l'Afrique de l'Est en 2027. Une CAN au Kenya-Ouganda-Tanzanie, c'est une première historique en Afrique de l'Est depuis 1976 (Éthiopie), et probablement l'un des tournois les plus dépaysants des dernières décennies. Le CAN 2027 attend les Verts. Petković aussi.
Une chose est certaine : avec ce groupe globalement abordable, les Fennecs n'ont aucune excuse pour ne pas valider leur qualification. Mais en football africain, le pire ennemi reste toujours le faux pas inattendu. À l'Algérie de rester vigilante, dès septembre 2026.
Avec ce groupe Zambie - Togo - Burundi, l'Algérie peut-elle vraiment se qualifier sereinement pour la CAN 2027, ou faut-il craindre un faux pas dans une fenêtre post-Mondial souvent compliquée ?
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