Mondial 2026 : le calendrier brûlant de l'Algérie en 30 jours
Quatre matchs en un mois pour les Verts : amical face aux Pays-Bas, puis le grand saut au Mondial 2026 avec Argentine, Jordanie et Autriche en ligne de mire.
Trente jours. C'est tout ce qui sépare encore l'Algérie de son destin américain. À partir du 25 mai prochain et jusqu'au 27 juin, les Fennecs vont enchaîner quatre matchs qui pèseront plus que toute une saison réunie. Une fenêtre courte, intense, où Vladimir Petković devra finaliser son groupe, polir son onze, et lancer son équipe dans la Coupe du Monde 2026 la mieux armée possible. Du déplacement à Rotterdam jusqu'au choc face à l'Argentine de Messi à Kansas City, l'Algérie entame le sprint final vers le rendez-vous mondial. Six semaines pour transformer un rêve en réalité.
25 mai : le rassemblement de tous les espoirs
Tout commence à Sidi-Moussa. Le 25 mai, les joueurs convoqués par Vladimir Petković rejoindront le Centre technique national pour un stage de préparation qui doit poser les fondations du Mondial. Sur les 55 noms transmis à la FIFA dans la pré-liste élargie, dont 10 joueurs locaux issus de la Ligue 1 Mobilis, seuls 26 voyageront aux États-Unis. Le grand tri tombera six jours plus tard, le 31 mai, jour où le sélectionneur dévoilera sa liste définitive. Pour beaucoup, c'est tout simplement le dernier examen avant l'aventure.
Cette période préliminaire sera décisive pour les éléments dont la place reste discutée : Zinedine Belaïd, Achref Abada, Oussama Benbot, Saïd Benrahma… Tous devront convaincre en quelques séances d'entraînement. Soyons francs : le Mondial commence à Sidi-Moussa, pas à Kansas City.
3 juin : Pays-Bas, le dernier vrai test grandeur nature
Premier vrai rendez-vous le 3 juin à Rotterdam, face aux Pays-Bas de Ronald Koeman. Un amical qui n'a d'amical que le nom. Affronter une formation européenne du top 10 mondial à huit jours de l'ouverture du Mondial, c'est l'occasion idéale pour les Verts de mesurer leur niveau réel. Une rencontre qui devrait permettre à Petković d'aligner ce qu'il considère comme son onze type, de tester l'animation défensive face à un adversaire technique, et de calibrer la ligne offensive autour de Mahrez, Amoura et Gouiri.
Un deuxième amical face au Venezuela est également évoqué, le 10 juin à Kansas City, juste à la veille de l'ouverture officielle du tournoi. Une mise au point logistique autant que sportive : se familiariser avec le décalage horaire, le climat, l'hôtel de base. Le Mondial ne pardonne pas les retardataires.
16 juin : Argentine, le rendez-vous avec l'histoire
Vient ensuite LE match. Le grand. Celui qu'aucun supporter algérien n'oubliera jamais, quel qu'en soit le résultat. Argentine - Algérie, le mardi 16 juin à 21h00 ET (mercredi 17 à 2h00 heure algérienne), à l'Arrowhead Stadium de Kansas City. Plus de 76 000 places dans un stade détenteur du record Guinness du bruit de foule, et au menu : Messi, Mac Allister, Enzo Fernández, Julián Álvarez. La tâche s'annonce colossale.
Les Fennecs auront tout à gagner et peu à perdre face aux champions du monde en titre. Un nul serait déjà une prouesse, une victoire entrerait dans l'histoire. La diaspora algérienne, de Paris à Bruxelles, de Marseille à Montréal, sera connectée en pleine nuit pour vivre ce match. L'Algérie ne traversera pas l'Atlantique pour faire de la figuration.
22 juin : Jordanie, le match piège à ne pas rater
Six jours plus tard, le lundi 22 juin à 23h00 ET (mardi 23 à 4h00 heure algérienne), place à Jordanie - Algérie au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie. Sur le papier, c'est le match le plus accessible du groupe J. Sur le terrain, c'est souvent l'un des plus piégeux. La Jordanie de Hussein Ammouta, finaliste de la dernière Coupe d'Asie, n'est plus le petit poucet d'autrefois. Et pour les Verts, ce match sera celui de l'obligation : ne pas le gagner reviendrait à compromettre la qualification.
27 juin : Autriche, le possible juge de paix
Et pour clôturer la phase de groupes, Algérie - Autriche, le samedi 27 juin à 22h00 ET (dimanche 28 à 3h00 heure algérienne), retour à l'Arrowhead Stadium de Kansas City. Une affiche solide face à un adversaire européen organisé, mené par le capitaine David Alaba et coaché par Ralf Rangnick. Selon les résultats des deux premiers matchs, cette rencontre peut tout signifier : qualification confirmée, repêchage à arracher, ou élimination cruelle. Trois matchs, trois adversaires, une histoire à écrire.
Et maintenant ?
Et maintenant, le compte à rebours est lancé. Quatre dates, un objectif unique : sortir des poules. L'Algérie n'a plus disputé une Coupe du Monde en franchissant le premier tour depuis 2014 au Brésil, où la génération Brahimi-Slimani-Feghouli avait fait trembler l'Allemagne. Douze ans plus tard, c'est aux Mahrez, Bennacer, Aouar, Maza et Bensebaïni de réécrire un nouveau chapitre.
Pour les supporters désireux d'assister aux matchs sur place, les billets sont disponibles via le portail officiel de la FIFA et sur les plateformes secondaires comme SeatPick. Comptez environ 55 € pour la catégorie 4, 120 à 180 € pour les places médianes, et 400 € à plus de 1 500 € pour les forfaits VIP. Pour les Algériens vivant au pays, le déplacement reste compliqué entre la distance, le coût et les visas. La majorité vivra ces matchs depuis les cafés d'Alger, les salons de la diaspora, les écrans connectés en pleine nuit. Une chose est certaine : peu importe le fuseau horaire, les Fennecs ne joueront jamais seuls.
Sur lequel des trois matchs les Fennecs joueront-ils vraiment leur Mondial 2026 : l'exploit contre l'Argentine, le devoir contre la Jordanie, ou le juge de paix contre l'Autriche ?
Réactions (2)
Je suis pas sûr meme de ce qualifier meilleur troisième, parceque même la Jordanie je la trouve très solide et pratique de beau football Mais comme supporteur de mon pays je mise sur la qualification de mon pays entanque meilleur troisième
@Redkes nchallah oui la Jordanie c'est une équipe courageuse qui donne tous, on aura 3 matchs costaux a jouer
