Algérie : la FAF hésite entre Bolivie et Venezuela
Après les Pays-Bas, l’Algérie cherche un dernier test avant la Coupe du Monde 2026. Mais quel adversaire préparerait vraiment les Fennecs au très haut niveau ?
L’Algérie affine ses derniers réglages avant la Coupe du Monde 2026. Et soyons francs : ce détail peut peser lourd dans la préparation des Fennecs. Après l’amical déjà programmé contre les Pays-Bas le 3 juin à Rotterdam, la FAF travaille désormais sur un deuxième match de prestige quelques jours plus tard. Selon plusieurs sources concordantes, deux pistes sud-américaines sont actuellement étudiées : la Bolivie et le Venezuela.
L’Algérie veut arriver au Mondial avec des repères solides. L’Algérie sait surtout qu’elle n’aura pas le droit à l’improvisation dans une Coupe du Monde 2026 qui s’annonce plus dense que jamais pour les sélections africaines. Et derrière ce simple choix d’adversaire se cache déjà une vraie réflexion tactique.
Le Venezuela, un choix plus ambitieux ?
Au sein de la FAF, le Venezuela semblerait avoir une légère avance. Pourquoi ? Parce que son profil est jugé plus compétitif et plus proche du rythme qu’attendront les Fennecs au Mondial.
Le Venezuela progresse depuis plusieurs années sur le plan athlétique et tactique. Ce n’est plus cette sélection sud-américaine considérée comme secondaire il y a dix ans. Intensité, transitions rapides, impact physique : les hommes de Vladimir Petkovic y verraient une répétition plus crédible avant les échéances de juin 2026.
“Les grands tournois se préparent contre des adversaires qui dérangent.”
Cette phrase résume parfaitement le dilemme actuel de la Fédération algérienne. Car affronter les Pays-Bas puis le Venezuela en quelques jours offrirait un vrai test de résistance mentale et collective aux Verts.
Pour une diaspora algérienne très présente en Europe et en Amérique du Nord, ce type d’affiches nourrit aussi une attente énorme autour du retour des Fennecs en Coupe du Monde. Douze ans après le Brésil 2014, les supporters veulent voir une Algérie capable de rivaliser avec les meilleures nations.
La Bolivie, le clin d’œil de Petkovic
Mais la Bolivie n’a pas disparu des radars. Et ce n’est pas un hasard.
C’est contre cette sélection que Vladimir Petkovic avait lancé son aventure avec l’Algérie en mars 2024. Un match fondateur pour le technicien bosnien, qui avait commencé à installer ses principes de jeu avec les Fennecs.
La Bolivie représente donc une option plus symbolique. Moins prestigieuse sur le papier, certes, mais pas forcément inutile. Les Boliviens proposent un football différent, parfois imprévisible, qui peut aider l’Algérie à travailler certaines séquences offensives face à des blocs regroupés.
Une chose est certaine : Petkovic veut arriver au Mondial avec un groupe déjà sous pression.
Et dans cette logique, le choix du deuxième adversaire devient presque un message envoyé au vestiaire.
Une préparation enfin à la hauteur du Mondial
Pendant longtemps, l’Algérie a été critiquée pour le niveau parfois limité de ses matchs amicaux. Cette fois, le ton semble différent.
Les Pays-Bas représentent déjà une affiche majeure pour les Verts. Rotterdam offrira un vrai test européen à Riyad Mahrez et ses partenaires avant le départ pour l’Amérique du Nord.
La qualification pour la Coupe du Monde 2026 a relancé une dynamique positive autour de la sélection nationale. Et la FAF semble vouloir construire une préparation cohérente, capable de mettre l’équipe dans les conditions du très haut niveau.
“L’Algérie ne veut plus seulement participer. Elle veut exister.”
Cette ambition change beaucoup de choses. Dans l’approche. Dans les choix. Et surtout dans les attentes autour des Fennecs.
Et maintenant, quel signal envoyer au Mondial ?
Choisir le Venezuela, ce serait afficher une ambition assumée avant la Coupe du Monde 2026. Choisir la Bolivie, ce serait privilégier une continuité tactique et émotionnelle avec le projet Petkovic.
Dans les deux cas, l’Algérie prépare quelque chose de sérieux. Et les supporters algériens, d’Alger à Montréal en passant par Paris et Bruxelles, commencent déjà à regarder ce Mondial avec des yeux différents.
Parce qu’après tant d’années d’attente, les Fennecs savent enfin où ils veulent aller.
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