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FAF : un troisième ex-président derrière les barreaux, le football algérien face à son miroir

Quand les anciens patrons de la Fédération tombent les uns après les autres, ce n’est plus un accident… c’est le symptôme d’un système à revoir de fond en comble.

Mohamed Filali· Rédacteur en chef·publié le 29 avril 2026·5 min·👁 1234 vues
FAF : un troisième ex-président derrière les barreaux, le football algérien face à son miroir

Le football algérien traverse une zone de fortes turbulences. Selon plusieurs sources concordantes, Djahid Zefizef, ancien président de la FAF, a été placé en détention provisoire ce 28 avril à la prison de Koléa. Une décision judiciaire qui secoue encore davantage une institution déjà fragilisée par une longue série d’affaires. Avec ce nouveau rebondissement, c’est désormais un troisième ex-président de la Fédération algérienne de football concerné par la justice.

Pour les supporters algériens, la question devient brûlante : comment une structure censée piloter l’avenir du football national peut-elle enchaîner autant de crises extra-sportives ? Car pendant que les fans rêvent de Coupe du monde, de progression des Fennecs et de formation des jeunes talents, la réalité renvoie trop souvent à des dossiers judiciaires, des soupçons de mauvaise gestion et des polémiques administratives.

D’après l’article source, Djahid Zefizef est visé dans une affaire liée à la gestion d’une entreprise publique qu’il dirigeait auparavant, mais également cité dans un dossier touchant la gestion FAF, notamment autour du CHAN 2023, de la CAN U17 et de contrats attribués sans mise en concurrence. Si les faits restent à être jugés, leur accumulation ternit déjà lourdement l’image de la maison football algérienne.

Le plus inquiétant n’est peut-être même pas le cas individuel. Le vrai problème, c’est la répétition. Quand plusieurs anciens dirigeants se retrouvent au cœur d’enquêtes, cela pose une question simple : la FAF souffre-t-elle d’un mal structurel ? Beaucoup de supporters estiment que oui. Manque de transparence, gouvernance opaque, conflits d’intérêts supposés… autant de critiques qui reviennent depuis des années.

Pendant ce temps, les clubs locaux cherchent de la stabilité, les jeunes joueurs attendent des infrastructures modernes, et l’équipe d’Algérie doit préparer ses échéances dans un climat où le football se retrouve parasité par autre chose que le terrain. Le risque est réel : perdre du temps pendant que d’autres nations avancent.

Il faut aussi avoir le courage de dire une chose : changer les visages ne suffit plus. La FAF a connu plusieurs présidents ces dernières années, sans que les polémiques cessent réellement. Le problème semble dépasser les personnes. Il touche au mode de fonctionnement, aux mécanismes de contrôle et à la culture de responsabilité.

Les supporters algériens méritent mieux qu’une fédération associée aux tribunaux. Ils méritent une institution forte, moderne et irréprochable. Le football algérien a du talent, une ferveur immense et un potentiel continental. Encore faut-il que les bureaux soient à la hauteur des tribunes.

Source originale : Foot Africa

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